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jeudi 29 juillet 2010

Social Etiquette

Comme la Malaisie est une société multiculturelle, il y a certaines caractéristiques culturelles et religieuses à connaître. Sans fouiller dans les origines de chaque coutume voici quelques principes qui vous aideront à survivre.

Les chaussures sont généralement quittées à la porte d'entrée des maisons et quelques autres bâtiments, genre école ou mosquée bien sûr. Une collection de chaussures à la porte est un bon indicateur.

Beaucoup de Malais se saluent d'une poignée de main tout sauf ferme et peuvent ensuite placer leur main droite sur leur coeur. Regardez ce qui arrive et reproduisez le geste si nécessaire.

En ville, l'échange de cartes de visite suit souvent une introduction, c'est un signe d'intérêt et la personne vous prouve ainsi sa volonté de garder contact, socialement ou pour des raisons professionnelles. Votre interlocuteur vous tendra sa carte professionnelle à 2 mains, genre offrande religieuse extrêmement précieuse. Recevez la comme telle! Rendre la pareil n'est pas obligatoire mais tout de même encouragé. Si vous n'avez pas de carte de visite sur vous, excusez vous poliment et donnez tout de même vos coordonnées. Même les femmes d'expats peuvent se faire faire des cartes de visites ou donner celle de leur travailleur de mari. Par contre coté professionnel, c'est une pratique obligatoire. Prévoyez un porte-carte.

Les démonstrations d'affection en public sont généralement désapprouvés, et sur la Côte Est, les hommes et les femmes gardent une certaine distance en public.

Il y a les certains secteurs des mosquées qui ne sont pas autorisés aux non-musulmans. Des affiches ou des gens vous informeront sur ce qu'il est possible de visiter et à quelle heure. Une tenue couvrante, (robe longue, pantalon, T-shirt manches longues également) est toujours exigée, les femmes penseront à prévoir un voile (foulard) pour se couvrir la tête.

Beaucoup de personnes agées sont simplement mentionnées comme "l'oncle" (pakcik) ou "la tante" (makcik). Les gens plus jeunes que vous peuvent aussi s'adresser à vous avec un tel terme - prenez le comme un compliment. J'ai une amie qui a un nombre de tantes assez impressionnant!

En Malaisie, on peut manger avec les mains. Dans beaucoup de restaurants c'est plus qu'acceptable et bien souvent ça vous évite d'attendre les couverts! Certaines personnes utilisent seulement la main droite car la gauche est traditionnellement utilisée pour des fonctions physiques "salissantes"...no comment, mais faites pareil!
On peut roter à table, dans la rue...et c'est assez bien vu, un peu comme une preuve de "c'était bon, merci".
Par contre, évitez de vous moucher dans un kleenex en public, surtout si vous le rangez ensuite dans votre poche...Vous verrez plutôt des gens se moucher directement au dessus d'un lavabo...dans le meilleur des cas.

Si vous êtes invités chez des Malais, votre hôte vous sera reconnaissant si vous venez avec un petit quelque chose, quoique ce ne soit pas un dû, comme chez nous quoi! Vous apportez ce que vous voulez, (évitez la bouteille de vin!), ça peut être un souvenir de France ou quelques fruits/boissons achetées au coin de la rue, ça sera accueilli sincèrement.  Ce "cadeau" est un "buah tangan", qui signifie littéralement "le fruit des mains".
Vous pouvez aussi faire des petits cadeaux de bienvenue à vos nouveaux voisins, ils adorent.

Beaucoup de Malais sont superstitieux, notamment les Chinois, et il y a une sorte de fascination pour des numéros porte bonheur ou non: le 4 est symbole de mort, vous ne verrez jamais un étage n°4, juste un 3 bis, au contraire le 8 est super bien vu: comptez donc le nombre de 8 dans le numéro de téléphone de votre correspondant!

Il y a un mot chinois appelé "kiasu". La traduction française signifie quelque chose comme "la crainte de manquer de". On le retrouve dans beaucoup de situations: conducteurs agressifs sur la route, porter des vêtements de marque et des accessoires ultra "bling-bling", parler très fort dans son nouveau téléphone portable ou juste parler très fort dans la rue, empiler un maximum de nourriture dans son assiette lors d'un buffet. Pourquoi ? C'est pour se maintenir au même niveau que vous, "je suis aussi bon que vous", etc. Cela ne signifie pas que les expats doivent être kiasu, mais être conscient de ce phénomène vous aidera à comprendre beaucoup de situations.

Comme dans beaucoup de pays asiatiques, les Malais ne montrent pas souvent de colère en public. Quand d'autres le font, beaucoup de Malais ne savent pas vraiment comment réagir. Restez calme, ferme et évitez de crier quand les choses ne vont pas comme vous le souhaitez. Quelque chose peut être résolu si vous êtes calme, mais rien ne sera arrangé en hurlant. Vous allez voir, ça change beaucoup de la France où les râleurs passent en premier!

Et enfin, un sujet qui me tient bien à coeur et que j'ai déjà évoqué:
Beaucoup de Malais ne veulent pas décevoir des étrangers donc "oui" peut en réalité ne pas être un "oui - oui". Si vous avez besoin d'une vraie réponse bien définie, vous pouvez tenter de tourner autour du pot pendant quelque temps jusqu'à ce que vous déterminiez si c'est un vrai "oui" ou un "non - oui". C'est ce qu'on appelle "the face" en anglais. C'est un concept assez difficile à expliquer mais la plupart des Malais n'aiment pas "perdre la face", c'est-à-dire, qu'ils ne veulent pas donner de fausses informations ou être pris de court. Vous pouvez permettre aux gens de conserver "la face" en étant compréhensif si quelque chose tourne mal, en ne rappelant pas cette erreur à la personne ou en ne faisant pas tout un scandale en public. C'est assez difficile pour un européen de ne pas pointer du doigts les erreurs des autres surtout si ça vous a mis dans le pétrin, mais c'est très important pour survivre dans beaucoup de pays asiatiques. Soyez un peu humble, reconnaissez vos fautes et restez modeste.

vendredi 23 juillet 2010

Le blues de l'expat ou le choc culturel 2° partie

Les différentes étapes et la manière de s'en sortir:
La plupart des expats sont en Malaisie parce qu'ils l'ont voulu. Essayez donc de vous rappeler pourquoi vous êtes venu vivre en Malaisie quand vous ressentez un coup de blues. Vous êtes venus découvrir des gens, une culture, la nourriture ou l'art malais: vous y êtes, profitez-en. 
Evitez juste d'aller parler avec un autre expat frappé par le "blues" au même moment, vous finiriez par baver en parlant saucisson!
Une bonne manière de remédier à ce blues: invitez des Malaisiens et offrez leur une vue de la culture française. Soyez quand même sensibles à leur coutumes et évitez le vin et la charcuterie aux musulmans.
Nous avons fait une soirée pasta, cheese and wine avec des amis chinois et indonésiens-chrétiens: nous nous sommes échangés des recettes de cuisine et je n'aurais jamais cru épater qui que ce soit en faisant des spaguettis-bolo, et ils ne pensaient pas devoir m'apprendre à préparer du tofu; ils ont énormément apprécié le camembert, beaucoup moins le roquefort quand on leur a appris ce qu'étaient les tâches vertes! On a moins rigolé quand ils nous ont fait gouté du vrai saté! Bref, un échange culturel à recommencer souvent.

Les phases possibles:
Il y a  différentes manières d'appréhender ce "blues de l'expat" mais apparemment c'est un processus défini avec des étapes prévisibles et gérables. Ces étapes peuvent se reproduire périodiquement selon les tensions de vie quotidienne. 
Parcourez ces étapes et considérez les stratégies comme des conseils de ceux qui sont partis avant vous. 

Etape 1: la lune de miel, entre 2 et 8 semaines, vous pourriez même ne pas la remarquer
Les signes:
- de nouvelles expériences passionnantes
- vous vous sentez chanceux d'être partis
- les gens sont amicaux et vous souriez beaucoup
Les stratégies:
- faites le touriste
- envoyez des cartes postales à ceux qui sont restés au pays
- réservez vous des vacances pour dans 6 mois
- rencontrez du monde grâce à des associations par exemple
- prenez des cours de langue

Etape 2: la désintégration, 2 à 3 mois
Les signes:
-des frustrations quotidiennes peuvent vous conduire à une certaine désillusion
- les bonnes choses de la maison reviennent au premier plan 
- les discussions avec d'autres expats renforcent vos difficultés face à cette nouvelle culture 
- le fait de douter de soi-même ou une dépression peuvent même survenir 
Les stratégies:
- occupez vous de vous, un massage, un peu d'exercice 
- évitez l'alcool et de trop manger
- tenez un journal de bord
- sortez et voyez du monde
- continuez vos cours de langue 
- restez occupé
- fixez vous des objectifs quotidiens et faites l'effort de les réaliser
- inscrivez les buts vous aviez en partant à l'étranger et commencez les

Etape 3: la réinsertion, généralement 3 à 6 mois
Les signes : 
- vous résistez mieux aux choses et aux gens qui vous irritent
- c'est le moment des généralisations et un certain rejet de la culture hôte 
- vous êtes déterminé à mettre au point des choses et à les faire
Les stratégies : 
- construisez votre réseau d'amis 
- prenez les congés que vous aviez réservé
- passez du temps avec des gens qui aiment être là 
- continuez à correspondre avec des gens à la maison 

Etape 4: vous commencez à être opérationnel, environ 6 mois après votre arrivée
Les signes:
- vous êtes de nouveau content d'être là
- vous vous comprenez mieux et vous êtes plus tolérant avec les autres 
- vous êtes à l'aise dans cette nouvelle culture
- vous aidez d'autres personnes à passer les étapes
Les stratégies :
- essayez de nouvelles choses et explorez cette culture
- pratiquez la langue 
- achètez du mobilier local
- faites les choses que vous avez eues l'intention de faire dans ce pays avant qu'il ne soit temps de repartir

Etape 5: L'indépendance,  autour de 9 mois après l'arrivée
Les signes: 
- vous réussissez à communiquer avec des gens du pays 
- vous aimez être où vous êtes 
- vous êtes devenu expert en découverte de choses  
- vous comprenez les coutumes locales
Les stratégies: 
- revoyez un peu votre style de vie et cherchez à l'améliorer si besoin
- si vous repartez: dites au revoir à vos nouveaux amis et gardez le contact

Facile non?

La version anglo-saxonne de ces 2 commentaires est sur ExpatKL.com, mais j'ai trouvé la version anglaise un peu...anglaise quoi!

mercredi 21 juillet 2010

Le blues de l'expat ou le choc culturel 1° partie

Késako? Tentative d'explication sociologique. Idée que j'ai piqué aux expats british qui n'ont pourtant rien inventé, relisez Bourdieu et l'intégration sociale!

Le choc culturel peut être un bon moment, qui vous rappelle justement que la Malaisie est un nouveau pays avec pleins de belles choses à découvrir. Mais ça peut aussi être l'enfer les premiers temps. Chacun réagit différemment.
Il y a des impacts physiques et psychologiques bien réels à l'arrivée. Maladies sans origine apparente, genre maux de tête, perte d'appétit, fatigue ou diarrhée. Tous vos sens sont en éveil avec des sons, des odeurs et des goûts tout nouveaux. Votre métabolisme peut prendre des mois à s'adapter à ce nouveau climat. Perso, j'ai perdu 10kg en 3 mois! Positif, quoi!
Votre comportement envers les autres peut aussi changer: vous vous sentez impatient/agacé/irrité/franchement à bout (rayez la mention inutile) parce que vous n'arrivez pas à vous faire comprendre ou parce que leur système de travail est différent. Et bien que vous vous considériez comme non-raciste vous pourriez vous retrouver à généraliser sur les gens du pays; "ils" sont grossiers, "ils" ne m'aiment pas, et j'en passe.
On peut voir de ces pauvres victimes tout les jours: des expats pleurant dans leurs bières se plaignant à d'autres expats que la maid n'est pas capable de nettoyer correctement, que cette bière est trop chaude et puis qu'il pleut tout le temps, bla bla bla.
Quand vous vous sentez mal à l'aise ou même complètement malheureux, dites vous que c'est une étape de votre développement personnel, que vous en sortirez grandi, par exemple "ce qui ne me tue pas me rends plus fort" après avoir pris du sambal à la place du ketchup.

L'expatriation vous met face à des défis, ça vous sort de votre petit confort. Pour vous sentir de nouveau à l'aise, il va falloir vous approprier ce nouveau "territoire" et  vous adapter à votre nouvel environnement.
Bien sûr les choses sont faites différemment ici, et c'est ce qui est attirant. Vous n'avez pas à rappeler aux gens que chez vous, on fait comme ça et que ça marche (mieux). Vous pensez peut être qu'ils ne  savent pas qu'ailleurs c'est différent? Une des meilleures choses de la vie à l'étranger, c'est justement l'échange d'idées: les gens du pays prendront certaines de vos bonnes idées et vous ferez de même. C'est tout bénef pour tout le monde.

Mais alors pourquoi ça arrive ?
Un des attrait de la vie à l'étranger et notamment d'un pays comme la Malaisie, c'est justement de vivre des expériences différentes. Certaines de ces expériences seront bonnes, d'autres non.
Peu importe le pays vous visitez, les choses ne seront jamais faites comme "à la maison". C'est un fait, inutile de lutter.
Bourdieuseries: Nous nous sommes forgés une identité dans une communauté. La manière dont les autres nous perçoivent fait partie intégrante de cette identité. Quand on se retrouve en terra incognita, la manière dont les autres nous perçoivent change. Je me suis rendue compte qu'être "blanche" dans un pays majoritairement composé de "blancs", c'est être invisible. En Malaisie, je suis aussi visible qu'un éléphant dans mon salon, et presque aussi inadaptée, surtout en pleine jungle!
En plus, nous avons appris certaines règles de savoir vivre en société, bon-grès mal-grès, grâce à nos parents, "lèves ton coude quand tu bois", ou avec nos profs, nos copains, notre boss...
Grosso modo et en simplifiant à l'extrême, si vous ne dites pas bonjour à votre boulangère un matin, vous vous excuserez le lendemain, sinon, elle vous le fera payer en vous refilant le croissant tout moisi!Vous savez qu'il faut dire bonjour, vous savez que sinon ça peut être mal perçu par les autres.
Mais dans une nouvelle ville, un nouveau pays, il y a un tas de règles que vous ne connaissez pas. Et vous n'avez aucune façon de savoir ce qui se fait ou pas juste en regardant le voisin, car si ça se trouve lui est considéré comme un gros dégueu par ses pairs. Dans un sens vous tâtonnez, risquant de commettre LA bourde sociale sans le réaliser.
Mais pas d'inquiétude, ça s'apprend en observant et en posant des questions aux gens du pays et aux autres expats, qui sont passés par là. 

Alors comment diminuer l'impact?
- Avant de partir, familiarisez vous avec la nouvelle culture dans laquelle vous vivrez bientôt. Lisez des livres, parlez aux gens qui y ont été, explorez mon blog (pas folle la guêpe). Découvrez les conditions de vie de la population locale, la situation politique, la monnaie, le climat et la cuisine. Prenez un petit guide touristique et commencez à apprendre à compter et à dire bonjour par exemple.
- Familiarisez vous avec les phases du choc culturel que j'expliquerais dans un 2° post. Vous saurez par quoi vous allez passer, vous saurez que d'autres y sont passés. Ca n'évite rien mais ça rassure.
- Venez si possible faire une première immersion sur le terrain. Souvent la personne qui trouve un emploi fait quelques aller-retour professionnels, ça lui permet de s'acclimater. Sa famille par contre débarque sans la moindre idée du pays. Profitez donc de vacances pour faire un tour du marché immobilier et pour identifier vos besoins, mais aussi pour tâter le terrain d'un point de vue du "ressenti".
- A l'arrivée, arrangez vous pour passer 2 ou 3 semaines dans un hôtel. C'est une période idéale pour découvrir la ville, savoir où faire ses courses, trouver un bar sympa et se dire, tiens, je vivrais bien dans ce quartier. Faites vos papiers, working permit et permis de conduire par exemple, ça vous évitera de tout perdre dans le déménagement ou de sauter partout parce que finalement ça prend plus de temps que prévu.
- Parlez. Peu importe que ce soit à votre associé, à un collègue ou à un ami en France mais faites part de vos sentiments, de votre nouvelle maison... Si cela n'aide pas, trouvez-vous un "conseiller ès culture locale" sur place qui comprendra ce que vous traversez. Après tout, c'est bien normal d'avoir un coup de blues de temps en temps quand on lâche tout.
-Pensez de temps en temps à un émigré sur le sol français et imaginez-le en train de se débattre avec notre administration pour obtenir son permis de conduire alors qu'il ne parle pas français...Pas sûr que ce soit simple pour lui non plus! Soyez patient, appréciez les gens qui tentent de vous comprendre et dites vous qu'un jour ou l'autre vous l'aurez ce p..... de papier!

lundi 2 novembre 2009

Y'à quoi à la télé ce soir?

Même si vous pouvez trouver à sortir tous les soirs à KL dans les bars et resto qui sont légions, vous serez bien content d'avoir la télé de temps en temps.
Pour acheter une télé, rien de plus simple, il y a des magasins TV/Hifi dans chaque Mall (exemple à Bangsar Village: TBM et B&O). Vous pouvez aussi allez à Carrefour ou Tesco, mais l'avantage du petit revendeur, c'est que tout se discute.
Par exemple, nous avons acheté (enfin, Cro a acheté) notre télé avec un lecteur DVD qui fait aussi le son dans toute la pièce (je suis nulle pour tout ces trucs technologiques, une chose est sûre, nous avons 5 baffles avec des fils qui trainent dans tout le salon). Donc nous avons acheté (Cro a acheté, pardon!) tout ce bazar au Bangsar Village 1, à la boutique TBM et nous avons pu discuter les prix: avec notre écran plat nous avons eu un prix rond, le bloc mural pour l'accrocher au mur gratuitement ainsi que la livraison gratuite dès le lendemain (un dimanche en plus!) et le montage. Plutôt sympa quand on est pressé. En plus, ils ont des contacts pour Astro (Astro c'est le satellite, l'équivalent de Canalsat) et du coup, l'installateur Astro est venu le même jour, nous a monté la parabole et programmé Astro pour 50RM de plus. Coool.
Pour Astro, http://www.astro.com.my/, vous choisissez vos bouquets de chaînes: le pack famille est obligatoire, puis des options: nous avons pris "Découverte", "Cinema", "Infos" et "Ville" pour environ 120RM par mois (ça fait 24€, on est loin des prix français!). Il y a aussi le pack "Sport", "Enfant", "Indien" et "Chinois". Vous pouvez payer vos factures en ligne ou changer vos options sur le site, c'est instantané et très pratique.
Si vous ne prenez pas Astro, vous n'aurez pas la télé. Pas d'bras, pas d'chocolat.
Vous retrouverez vos séries préferées: les Experts, Dr House, Numbers, Las Vegas, Esprits Criminels et vous aurez en bonus toutes les autres bétises américaines (je pense à Oprah Winfrey Show par exemple) qu'on ne connait pas en France. Aucune chaîne française par contre, tant pis on se force et on se met à l'anglais très vite!

Ce qui nous a le plus épaté à la télé:
- les coupures pub: 3, 4 voire 5 coupures par film ou séries (c'est peut être pour ça que ce n'est pas très cher!).
Les pubs ne durent pas longtemps, mais en principe elles tombent toujours au moment critique ou juste après le générique.
- les sous-titres: tout est sous-titré en Bahasa.
On a quand même du mal à ne pas lire le sous-titre, on espère toujours que ce sera du français.
- la censure audio: certains mots sont coupés. Pas de "bip" mais plus de son.
Bon pour les insultes, c'est pas trop grave (sauf si vous voulez regarder le Parrain, là, vous aurez l'impression de ne plus avoir de son) on peut s'en passer, plus embêtant d'autres paroles sont coupées car jugées non conformes aux bonnes moeurs ou à la religion.
Hier soir, documentaire sur Nostradamus et la fin du monde (prévue en 2012 d'ailleurs!). Les divers intervenants parlaient des recoupements des grandes civilisations: égyptiens, grecs et ".....". Ben crotte, on aurait bien aimé savoir qui c'était! Reste à spéculer: j'ai parié sur les Musulmans, Cro sur les Juifs. On ne saura jamais ce qu'il y avait de choquant.
Pareil à la radio hein: Katy Perry chante "I kiss a ..." .
- la censure visuelle: Pas de bouts de seins ou de haut de cuisses à la télé, les scènes d'amour se résument à un bisous (oui le vrai baiser est aussi coupé!). Bon, pas grave, on a bien compris. Le film est un peu moins long du coup.

mardi 20 octobre 2009

Quand je parle de problème de compréhension!

Bon, dans ce cas précis, c'est probablement mon anglais minable qui est en cause...
Avant de regarder les photos, je vous précise: je vais chez le coiffeur pour me faire épointer les cheveux et refaire mon dégradé, et je lui demande de réchauffer la couleur, un peu terne à mon goût, avec un roux très doux....
Autant vous dire que je ne suis pas retournée chez le coiffeur depuis!
Et merci de ne pas rire trop fort!

Avant:


Après:

vendredi 16 octobre 2009

Tout de travers

Parmi les choses qui coincent dans ce pays (et peut être même avant les taxis!), il y a la difficulté à communiquer. Mon anglais s'est grandement amélioré depuis que je vis ici, la langue n'est pas la question. C'est un problème de mentalité je pense. En Malaisie (en Asie d'ailleurs en général), les gens n'aiment pas avoir tort, ce que les anglais appellent "the face", faire bonne figure quoi, ne pas perdre la face... Ce qui fait que beaucoup vous répondent "oui" même si la véritable réponse est plutôt "non", "pas sûr" ou "je n'en sais rien".
Je me suis fait prendre la semaine dernière, à cette espèce de barrière culturelle et ce, à plusieurs reprises. Pas de "oui, oui" mais des incompréhensions qui vous font sentir cruche...
Et encore un exemple pour illustrer que dans la série "j'ai pas de bol", j'ai toujours le ticket gagnant!

1° cas:
J'appelle l'assurance de la voiture pour vérifier que je suis bien inscrite en 2° conducteur. Mon gentil interlocuteur me demande le nom a ajouter et c'est là que ça coince: je ne porte pas le même nom que Cro-magnon, nous ne sommes pas mariés...Et bien, impossible de faire quoi que ce soit, le monsieur veut parler à mon mari, il lui faut le même nom!
- Mais nous ne sommes pas mariés, c'est mon compagnon!
- Je ne parlerais qu'à votre mari, il faut le même nom.
- Mais nous ne sommes pas mariés...(vous imaginez le dialogue de sourd! je vous passe les détails). C'est lui qui me demande de vous appeler pour ajouter mon nom car c'est moi qui conduit la voiture.
- Je ne parlerais qu'à votre mari....

Je laisse tomber, y'a des jours comme ça...chez Astro, ils m'ont fait le coup la veille.

2° cas:
Je vais faire mes courses, paie mon parking, range mes courses et vais pour sortir...La barrière ne se lève pas, la machine me rend ma carte..Je réessaie...Je réessaie...Bon, ça marche pas (il y a souvent de petits soucis de ce genre). Je veux donc ressortir du couloir et retourner à la machine voir ce qui se passe. Impossible de reculer bien sûr, d'autres voitures attendent derrière moi...
Un monsieur du parking arrive, je lui explique la situation, il réessaie et me demande si j'ai payé. Oui, j'ai payé. Il appelle un collègue par radio et lui dit que la dame, elle a pas payé, et la dame, elle bloque tout le monde. Mais si la dame elle a payé! Eh oh!
Entre temps, les voitures se sont dégagées, je peux sortir. Mr Parking m'en empêche "non non trop dangereux" euh...y'a plus personne là! non non non, et il se plante derrière ma voiture.
Bon, le deuxième Mr Parking arrive, réessaie ma carte, rebelote...et me dit vous n'avez pas payé! Mais si j'ai payé. Non non, non, vous avez payé pour 1h de parking et là ça fait plus...je regarde mon horloge, l'heure commencée est effectivement passée de 4 minutes! 4 minutes! C'est sûr, ça fait 10 min que je suis coincée là, entre les autres voitures et vous 2! Ah mais non, il faut payer...Pas envie de discuter plus, j'ai payé...N'empêche, je me suis retournée, la voiture suivante était coincée! Et les 2 Mr Parking étaient repartis....Je lui ai souhaité bien du courage!

3° cas:
J'achète une cabane pour ma fille chez Toy's R us, vous savez les petites cabanes en tissus pour la maison.
Il est écrit sur la boite que 40 balles en plastiques de toutes les couleurs sont fournies avec. Super ma belette va bien s'amuser, mais avec le chien qui va s'éclater avec les balles, il m'en faudrait plus...je demande donc à un vendeur si je peux trouver des balles complémentaires pour ce jeu:
-elles sont dedans les balles (il secoue le carton)
-oui et j'en voudrais d'autres en plus
-mais (il secoue le carton) elles sont dedans les balles
-il y a 40 balles dans la boites, pourrais je en avoir plus?
-aaahhh (il secoue la boite), non non, il n'y a pas de balles dedans et on ne vends pas de balles
-???
Je me dirige vers un autre vendeur:
-euh, vous avez des balles pour ce jeu?
-oui oui, tenez
-ah euh merci....( je repose les balles de golf!)

J'ai fait ouvrir le carton à la caisse pour vérifier quand même, il y avait bien les balles...

4° cas:
Pour appeler l'étranger, nous achetons un ticket chez le marchand de journaux. Cro-magnon me dit d'aller au Bangsar Shopping Center, le buraliste du bas, comme ça je n'ai pas besoin de me garer, ça va plus vite....Ok.
Je demande donc au buraliste un ticket de télephone pour appeler l'étranger.
- quoi?
- vous savez, un ticket pour recharger les portables mais celui ci permet d'appeler à l'étranger pour 50 RM?
- j'ai pas
- mon mari m'a dit que vous en aviez?
- j'ai pas
- vous savez où je peux en acheter?
- j'ai pas
- merci beaucoup monsieur ( je reste polie en toutes circonstances, le calme olympien en fait, zeeeennnn, Babeth, zeennnn)

Le lendemain, Cro-magnon y a été: "oui oui monsieur, voilà".
ARRRGGHH et devinez:
Cro-magon lui a demandé quoi? un ticket de téléphone pour appeler l'étranger! Et c'était le même type!
Je suis maudite!


N'oubliez pas, tout s'est passé la même la même semaine, si on compte Astro, ça m'en fait 1 par jour, du coup j'ai décidé de ne rien faire le week end, histoire de conjurer ce sort diabolique...
Y'a des fois comme ça, on ferait mieux de rester couché!